Knowing Operative Zone for Independant Wisdom Movement (KOZ 4 IWM)

by Jean-Baptiste Lockhart Michaut alias jbTrendy & Ex jeanTox

mardi 11 février 2014

DIEUDONNE. Voici l’interview interdite de l’humoriste réalisée récemment en Suisse !!!

Publié le fév 11, 2014 @ 19:56
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Cette interview a été refusée par un média suisse, qui avait pourtant mandaté son journaliste pour réaliser cette interview. Nous ne citerons ni le nom du journal ni celui du journaliste. Allain Jules

DIEUDONNE : « Le rôle d’un humoriste est d’essayer de mettre le doigt sur les différents tabous »

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Omniprésent sur la scène médiatique française depuis quelques semaines, Dieudonné cartonne sur les planches. Les 3, 4 et 5 février, Dieudonné a fait le plein à Nyon. A raison de deux spectacles par soir, il a attiré plus de 2700 fans au théâtre de Marens.
L’artiste qui décline toute interview aux médias traditionnels, privilégiant une communication directe avec ses fans via internet, a accepté de discuter durant une vingtaine de minutes avec un journaliste suisse. Cette entrevue a eu lieu le mardi 4 février dans une loge du théâtre de Marens, quelques minutes avant que Dieudonné ne monte sur scène. Cette interview est publiée en exclusivité sur ce blog et n’est pas libre de droit.
Depuis plusieurs semaines, vous occupez le devant l’actualité en France, comment le vivez-vous?
C’est une épreuve à vivre. Je n’ai d’ailleurs, je crois, pas assez de recul pour pouvoir en parler de manière objective. Ce qui se passe est pour le moins surprenant… Cela fait 26 ans que je fais ce métier. Cela m’est certes arrivé d’occuper parfois la Une de la presse. Mais pas autant et de manière aussi concentrée que ces derniers mois! J’ai d’abord regardé cela en spectateur. J’observais avec amusement et étonnement ce qui me paraît être un acharnement. Avec aussi toujours la sensation que tout était disproportionné.
Ensuite, cela a encore pris une autre dimension. Davantage que moi, ce sont les gens de mon entourage qui ont commencé à s’inquiéter: «Dieudo, je crois qu’ils sont sérieux!». On a vu le président de la République (François Hollande) et des ministres monter au créneau pour dire qu’il y avait là un combat indispensable. A les entendre, la survie de la démocratie en France était en jeu, celle de la République, presque celle de l’Univers…
C’était assez fou, cela donnait la sensation que le fait de museler un comique, de s’en prendre à lui, allait régler le problème de la France dans une période de crise. Alors que mon truc à moi, c’est juste de faire rire les autres. L’humour, c’est 99% de mon boulot.
Vous parlez d’acharnement?
J’irais même jusqu’à parler de lynchage, notamment un lynchage médiatique. En s’en prenant à moi, l’idée semble être de vouloir montrer aux autres, à la population, quelles sont les contours, les limites de la liberté d’expression. Alors que celle-ci n’est, selon moi, pas clairement définie par la loi. On peut aussi s’interroger sur les limites de l’outrance, du sarcasme…
Avec les décisions du Conseil d’Etat, la plus haute instance administrative du pays, d’interdire mon spectacle «Le Mur» a priori, je suis, comme je le raconte sur scène, «rentré dans l’Histoire par le conduit des chiottes». Et il y a désormais en France une «jurisprudence Dieudonné» qui s’est construite autour du respect de la dignité humaine. Mes avocats vont d’ailleurs faire recours contre cette décision. L’affaire est en référé au Conseil d’Etat. Une action à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est aussi envisagée.
 Quelles conséquences voyez-vous pour les humoristes en France?
A partir du moment où l’on m’interdit, à moi, de présenter un spectacle en prétextant que celui-ci contient des éléments qui ne respectent pas la dignité humaine, c’est la porte ouverte à l’interdiction de tous les spectacles humoristiques aujourd’hui. Des humoristes en France m’en veulent d’ailleurs et ont dit que je les avais, en quelque sorte, «pris en otages». Ce qui est faux. S’ils ont été pris en otages, ce n’est pas par moi mais par le Conseil d’Etat! Désormais, on ne peut plus objectivement exercer la profession d’humoriste en France. Encore une fois,  c’est aux tribunaux d’apprécier si, oui ou non, dans telle ou telle phrase déclarée sur une scène, il y a une incitation à la haine.
Avez-vous le sentiment d’avoir dépassé les bornes, d’avoir en quelque sorte abusé de la liberté d’expression ?
Le rôle d’un humoriste est d’essayer de mettre le doigt sur les différents tabous. Et moi, je pense avoir mis le doigt sur ce qui pourrait être sacré dans cette société laïque et athée. Le sacré ce serait une sorte de devoir de mémoire des populations face à des moments particuliers de l’Histoire. Et c’est un véritable débat. Quels sont aujourd’hui les frontières sacrées, interdites à l’humoriste ? Je pense en avoir définie une ou deux… Une particulièrement. On voudrait vendre à la majorité des citoyens français une sacralité. Une sorte de soumission à une souffrance unique, une compétition victimaire organisée, structurée.
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En parlant ainsi, vous avez conscience qu’on va dire que vous êtes antisémite?
Moi, je n’ai jamais eu et le plus sincèrement du monde la volonté de heurter ou de choquer des personnes de confession juive qui ont souffert lors de la Shoah. J’insiste: je suis un humoriste, je suis là pour faire rire. Je fais rire de l’hypertrophie dans la communication, de cette compétition victimaire organisée par les sionistes autour d’un drame humain.
Il y a une sorte d’hypocrisie  aujourd’hui. Je demande à n’importe qui dans un débat, d’aborder différentes souffrances humaines: le génocide des Indiens d’Amériques, celui des Tutsis et des Hutus… et vous allez voir qu’il y a, à un moment donné, une sorte de précaution particulière lorsqu’on aborde la question de l’Holocauste et de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi ? C’est une question qu’objectivement, je peux me poser.
Comprenez-vous les réactions contre vous d’associations juives ?
En Suisse, par exemple, quand la CICAD (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation) vient devant un théâtre manifester son mécontentement. Eh bien, je me dis: «Très bien: parlons ensemble!» Mais ses responsables ne veulent pas parler avec moi. Cela donne l’impression que ce sont eux qui ont besoin de fabriquer de l’antisémitisme au travers de l’antisionisme.
Vous êtes antisioniste?
Je suis très critique avec l’Etat d’Israël qui pour moi est le dernier régime d’apartheid et qui est vraiment le symbole de tout ce qui me révulse sur le plan politique.  Mais attention, je le dis encore, ça n’a rien à voir avec la communauté juive dans son ensemble. Si les associations juives, comme la CICAD, voulaient que ces choses s’arrêtent, on se mettrait face-à-face et elles verraient, sur le fond, que je n’ai absolument aucun problème, aucun souci avec des personnes de confession juive.
Je l’ai déjà exprimé vingt fois, je ne me définis absolument pas comme antisémite. Je trouve que l’antisémitisme est une bêtise. Mais, je ne suis pas Juif non plus. Je n’ai aucune haine particulière envers les Juifs. Mais, je n’ai aucune attirance par rapport à cette religion que je n’aime pas, qui ne correspond pas à ce que je recherche spirituellement.
Vos détracteurs vous reprochent pourtant d’avoir aussi tenus des propos antisémites contre le journaliste Patrick Cohen?
L’extrait de l’émission «Complément d’enquête » de France 2 sur lequel se base cette histoire est frauduleux. En fait, dans cette «affaire Cohen», tout est faux. L’objet du «délit» est un vol revendiqué d’images lors d’un de mes spectacles. Et la production de l’émission a fait dire à ces images ce qu’elle souhaitait. Il faut savoir que Patrick Cohen m’a provoqué en mars 2013 en disant lors d’une émission («C’est à vous», sur France 5) que j’ai «un cerveau malade». Je lui ai répondu sur scène, dans un cadre humoristique, je le souligne encore, en précisant bien que c’est «un cerveau malade » qui lui parlait et de là, on a extrait tout un tas de choses.
A vous entendre, il y aurait donc eu une mauvaise interprétation de propos humoristiques tenus dans un sketch sur une scène…
Il faut savoir qu’il y a le temps judiciaire et le temps médiatique. Mes avocats estiment que je n’aurais pas dû laisser dire un certain nombre de choses à mon sujet. Je peux accepter de ne pas avoir fait les choses de la meilleure manière mais il faut accepter qu’il y a un contexte et «une entreprise médiatique» qui ne me permet pas d’exprimer le moindre changement de cap, de faire des rectifications. C’est-à-dire qu’à partir du moment où cette entreprise a décidé que vous deviez illustrer tel ou tel esprit, chacune des phrases que vous allez prononcer va être coupé, monté pour entrer dans un certain cadre. C’est ce qui s’est passé dans «l’affaire Patrick Cohen».
Vous pensez être victime d’une forme de complot?
Disons que les infos en France, c’est un peu comme dans une fiction. Tout cela n’est fait que pour servir un projet, un programme. Il vous faut un gentil, il vous faut des méchants. Moi, on m’a donné le rôle du méchant, du méchant noir nazi. Pourquoi pas ? Tout est possible… Il faut créer de la surprise, il faut que le spectateur soit tenu en haleine….
Le noir nazi, c’est un concept nouveau en France et on se dit que Dieudonné sera très bon là-dedans. J’ai beau essayé d’expliquer… C’est inutile dans le scénario qui est livré! Il faut aussi que le méchant reste méchant, il faut lui associer que des méchants tous autour de lui. On me lie systématiquement à Jean-Marie Le Pen, Alain Soral, Robert Faurisson… Mais, ce sont des gens qui ne sont pas si méchants que cela, si vous prenez la peine de les côtoyer, de leur donner le micro. Ils ont des côtés qui peuvent paraître extrêmement hostiles sur certains sujets si vous n’êtes pas d’accord avec eux. Mais pour les juger, il faudrait aussi leur permettre de parler. Ce qu’on ne laisse pas faire.
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Et en ce qui concerne la quenelle? Est-ce un «salut nazi inversé»?
Là aussi, on est en procès pour rétablir la vérité sur la signification d’un geste qui se veut humoristique. Son interprétation nazie vient d’Alain Jakubowicz, le président de la LICRA en France, qui en septembre 2013 a envoyé une lettre au ministre de la défense Le Drian et de l’Intérieur Valls pour prévenir que ce geste est «un salut nazi inversé» et qu’il signifie «la sodomisation des victimes de la Shoah». On a déposé une plainte en justice pour diffamation.
Il faut en effet comprendre la quenelle comme un geste d’émancipation. Imaginez un esclave dans un champ de cannes qui regarde les autres et qui fait cela. C’est comme cela que je vois les choses. Un autre bel exemple vient de Suisse et il en est questiont dans mon spectacle. Romain, un Genevois atteint d’un cancer en phase terminale à 17 ans. Il fait une quenelle devant un scanner, alors qu’il est sur le point de mourir… Avec ce geste, il se libère du cadre médical. Pour moi, c’était vraiment du panache. Romain a apporté à la quenelle une dimension héroïque. Face à la mort et face à la peur, eh bien: quenelle! A mes yeux, la meilleure définition que l’on peut en donner à la quenelle, c’est celle qu’en a donnée Romain.
Mais pourquoi faire une quenelle devant une synagogue ou comme Alain Soral au mémorial de la Shoah à Berlin. Comprenez-vous que cela puisse choquer ?
Je n’ai jamais vu une quenelle qui soit de l’incitation à la haine mais c’est possible que certains soient habités par cette volonté. En ce moment, c’est à eux de s’en expliquer. Pas à moi. Et en ce qui me concerne, je n’ai jamais fait ce signe devant un endroit «estampillé» religion juive.
Je pense que quand Alain Soral fait ce geste, là où il le fait, il n’y a absolument pas de dimension antisémite. Je le comprends comme un geste subversif, une critique d’une compétition victimaire. Et puis, si cela fait réagir lorsque des personnes le font devant une synagogue, pourquoi n’est-ce pas le cas quand elles le font devant une mosquée ou une église?
Parmi vos fans, on vous reproche d’avoir des gens d’extrême droite, d’être une inspiration pour des nazillons…
Les nazillons, les gens d’extrême droite tous ceux avec qui je me suis heurté toute ma jeunesse, eh bien, je suis très content de pouvoir juste parler avec eux. Je ne pouvais même pas imaginer un jour pouvoir les rencontrer. C’est le cas de Le Pen qui n’est pas du tout un nazillon comme certains le disent. C’est même l’inverse, c’est un résistant français. Je me suis aperçu que le débat, c’est la chose la plus importante qui peut exister. En fin de compte, les seules personnes avec qui je ne peux pas parler en France, ce sont les envoyés d’Israël. Ils me montrent du doigt comme un adversaire, un ennemi.
Au final, vous êtes quoi? Un humoriste, un humoriste controversé, un polémiste, un leader politique?
Dire que je ne suis pas un humoriste est juste malhonnête…Je n’ai jamais fait rire autant de personnes qu’aujourd’hui, je remplis des salles et je suis peut-être l’humoriste le plus populaire de France. Ce qui me caractérise, c’est peut-être que je suis un humoriste d’origine esclave et je sens que beaucoup de gens s’attachent à mon travail parce qu’ils se sentent, eux-mêmes et ce n’est pas une question de couleur de peau, aussi esclaves. Esclaves d’un système qui le dépasse, qui les usent… Et puis Aimé Césaire m’avait prévenu: en faisant rire avec la souffrance nègre, j’allais déranger. C’est réussi…
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lundi 10 février 2014

Dette publique et "loi Rothschild" : le silence des médias !!!


185 réactions | 127218 lu
Temps de lecture Temps de lecture : 2 minutes

LE PLUS. On parle beaucoup de crise et de dette en ce moment, mais de quelle manière ? Le journaliste Olivier Bonnet reproche aux médias de relayer la théorie libérale, sans s'interroger sur des étapes fondamentales comme celle de la loi Pompidou-Giscard en 1973.

Édité par Hélène Decommer 
C'est le point aveugle du débat : la dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973 sur la Banque de France, dite "loi Rothschild", du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l'Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123).

D'une seule phrase découle l'absolue spoliation dont est victime 99% de la population : "Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France".

argent (JAUBERT/SIPA)
(JAUBERT/SIPA)

Contraint d'emprunter aux banques privées

En clair et pour faire simple, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui appartient. Depuis l'application de ce principe, la finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d'accroissement des inégalités.

Le pouvoir est désormais aux mains des créanciers privés, qui l'exercent au bénéfice exclusif d'intérêts particuliers, quand la puissance publique a renoncé à son devoir de protéger l'intérêt général. La démocratie, étymologiquement pouvoir du peuple, est morte. On le voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France...

Qui gouverne ? "La troïka" - Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne - resserrant toujours davantage son emprise jusqu'à l'étranglement des peuples. Et l'on pérore sans fin sur les plateaux de télévisions, sur les ondes et dans les colonnes de la presse sur "l'insupportable fardeau de la dette", "la France en faillite", "les nécessaires sacrifices", que "nous ne pouvons pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens" et que, d'ailleurs, "les Français l'ont compris".

Silence médiatique

Inlassable propagande des conservateurs-libéraux ? Bien sûr, mais relayée par le silence complice des médias. Et c'est ainsi que s'imposent dans l'opinion les apparentes évidences biaisées qui prétendent l'austérité inéluctable, contre la justice et l'intelligence. Deux ans d'austérité en Grèce déjà, pour quel résultat ?

Avec toujours la même justification simpliste et manipulatrice, résumée par la question posée par un journaliste d'Europe 1 à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle : "Mais comment des pays européens endettés peuvent-ils faire autrement pour réduire leurs déficits ?"

Un graphique pour illustrer le propos, qui montre l'hallucinante évolution de la courbe de la dette publique.


"Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts", résume Mai68.org. Faisons la soustraction : sans les intérêts illégitimes encaissés par les banksters financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d'euros - au lieu de 1327,1 milliards ! Un escroc peut-il rêver pareil butin ? Et personne ne dénonce jamais ce scandale absolu ! A part Mélenchon et l'extrême droite - qui ne le fait que par opportunisme, étant entendu qu'elle a toujours été au service zélé du capitalisme libéral et ne remettra donc jamais en cause son empire...

Mais les éminents confrères ? Les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Apathie, Bourdin, Pujadas ou qui savons-nous encore ? Ceci ressemble bien à une omerta. Et à une honteuse trahison de leur mission d'informer.


Article initialement publié sur plumedepresse.
Voir aussi, sur le même sujet, le projet de documentaire du mensuel RegardsL'arnaque du siècle.

vendredi 7 février 2014

Dr Rath EU: perspectives politiques !!!

Ce que vous aviez toujours voulu savoir sur "l'Union Européenne de Bruxelles" -- Mais que personne n'osait vous dire !
http://www.relay-of-life.org/fr/index...

Pour soutenir cette campagne , veuillez tout simplement nous adresser un email à l' adresse suivante : info@dr-rath-foundation.org . Ou visiter notre site internet : http://www4fr.dr-rath-foundation.org/

Nous vivons dans un monde en changement!
Bien entendu que le status quo se défend à cette encontre.
Pour des réponses à vos questions consulter: http://www.wiki-rath.org/


mercredi 29 janvier 2014

Hervé Kempf claque la porte du journal Le Monde en dénonçant la censure qui y règne et en soulignant le parti-pris sur l'Europe !!!

Publié le 3 septembre 2013 dans France

  • Hervé Kempf claque la porte du journal Le Monde en dénonçant la censure qui y règne et en soulignant le parti-pris sur l’Europe

    herve-kempfAuteur de plusieurs ouvrages, comme “Comment les riches détruisent la planète”, “Pour sauver la planète, sortez du capitalisme” et “Fin de l’Occident, naissance du monde”, le journaliste Hervé Kempf vient de démissionner du Monde avec fracas en dénonçant la censure qui y règne.
    Ce n’est certes pas un événement planétaire. Mais c’est un petit signal – un de plus – qui témoigne du malaise grandissant qu’éprouvent les journalistes honnêtes et scrupuleux (car il en existe plus qu’on le croit) devant l’asservissement indigne des grands médias français à l’oligarchie euro-atlantiste.
    De quoi s’agit-il ? Hier, 2 septembre, quinze ans après y être entré, le journaliste Hervé Kempf a claqué la porte du “Monde” où il traitait les questions d’écologie. Pour « solde de tout compte », il a publié sur son blogue les raisons de cette démission, en exposant par le menu détail l’ambiance détestable et la censure qui règnent dans le prétendu « journal de référence » de la presse française .
    Il fait notamment état de l’échange de courriels qu’il a eu avec le directeur adjoint de la rédaction, Didier Pourquery, qui voulait lui enlever des mains le dossier de l’aéroport de Notre Dame des Landes, sur lequel Hervé Kempf avait publié des articles qui avaient certainement déplu à François Hollande et Jean-Marc Ayrault.
    Voici cet échange :
    - Didier Pourquery : « Bonsoir, en effet Hervé tu as bien noté que je ne souhaite pas que tu suives ce dossier (NDFXG : Notre Dame des Landes) pour le journal (ni pour le M d’ailleurs). Et j’ai bien noté que tu irais sur le terrain en tant que Hervé Kempf chroniqueur ’engagé’ (NDFXG : pas comme journaliste du Monde donc). Tout est clair. Merci. Didier »
    - Hervé Kempf : « J’irai sur le terrain en tant que journaliste. Je ferai mon travail, qui est de témoigner de mon époque, en relatant honnêtement un moment important de l’histoire du mouvement écologique.
    Dans le contexte actuel, le terme de chroniqueur “engagé” me paraît injurieux – à moins que l’on parle des “éditorialistes engagés” quand trois éditoriaux avalisent le Traité TSCG, ou de “chroniqueur engagé” à propos de notre camarade assurant la chronique Europe, aux vues très tranchées. J’en reste à ces exemples. »

    RAPPELS SUR LE JOURNAL “LE MONDE”

    A- Un journal possédé par 3 « milliardaires de gauche »
    Le journal Le Monde est la propriété du groupe Le Monde, détenu depuis 2010 par trois hommes d’affaires richissimes : Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse.
     Xavier-Niel-Pierre-Bergé-et-Matthieu-PigasseDe droite à gauche : Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, les trois copropriétaires du Monde.
    1°)- Xavier Niel
    Xavier-NielXavier Niel, vice-président d’Illiad, maison-mère de “Free”, est également copropriétaire du Monde.
    Xavier Niel n’est pas seulement co-propriétaire du Monde mais aussi vice-président et directeur de la stratégie d’Iliad, groupe de télécommunications français, maison mère du fournisseur d’accès à Internet et opérateur de téléphonie mobile Free, entités dont il est le fondateur.
    En 2013, il possède la 10e fortune de France (et occupe la 179e place dans le classement des plus grandes fortunes du monde selon le magazine américain Forbes) avec un montant estimé de 5,90 milliards d’euros.
    Sa vie a par ailleurs été entachée de démêlés judiciaires sordides. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire à la prison de la Santé (Paris) le 28 mai 2004 pendant un mois pour proxénétisme aggravé et recel d’abus de biens sociaux concernant un de ses “peep-shows”. Il a été condamné le 27 octobre 2006 à deux ans d’emprisonnement avec sursis et à 250 000 euros d’amende par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour recel d’abus de biens sociaux datant de 2001 à 2004 dans un peep-show dont il était actionnaire.
    Suite à cette affaire, Xavier Niel a attaqué plusieurs fois en diffamation le journal Libération et le journaliste Renaud Lecadre, auteur d’articles dans le quotidien et sur le site liberation.fr évoquant ses démêlés judiciaires. Mais Xavier Niel et la société Free sont déboutés systématiquement lors de procès qui se sont tenus au deuxième trimestre 2008, et condamnés à verser des dommages-intérêts à Libération pour procédures abusives.
    En bref, Xavier Niel est un homme qui n’aime pas beaucoup que des journalistes fassent leur travail d’investigation et de recherche de la vérité.
    2°)- Pierre Bergé
    Pierre-BergéQuoi que très proche du PS, Pierre Bergé ne dédaigne pas les ors de l’Elysée, quel qu’en soit le locataire : ici avec Carla Bruni-Sarkozy
    Pierre Bergé, ancien compagnon d’Yves Saint Laurent, qu’il aida à fonder la maison de couture du même nom, est un soutien de longue date, en termes médiatiques et financiers, du Parti socialiste. Ami intime de François Mitterrand, aujourd’hui Président des Amis de l’institut François Mitterrand, il est également militant de la cause homosexuelle et de la lutte contre le sida, co-fondateur de l’association Sidaction dont il est aujourd’hui président.
    En 2011, Pierre Bergé est également un homme richissime, qui possède une fortune estimée à 120 millions d’euros.
    Plusieurs incidents ont régulièrement émaillé les relations entre Pierre Bergé et les rédactions des médias qu’il possède :
    - début mars 2011, Pierre Bergé a adressé à Erik Izraelewicz, directeur du Monde, un courrier électronique pour dénoncer un article consacré à François Mitterrand, comme étant « immonde, à charge, digne d’un brûlot d’extrême droite », une « honte qui n’aurait jamais dû être publiée ».
    - le 11 avril 2013, Pierre Bergé a émis un tweet de protestation contre la page publicitaire de « La Manif pour tous » que la rédaction du journal Le Monde avait accepté de publier : « profondément scandalisé que le journalLe Monde ait publié une publicité pour lamanifpourtous contraire aux valeurs de ce journal », écrit-il, avant de conclure par  : « ceux qui ont accepté [cette publicité] ne sont pas dignes de travailler dans ce journal. À suivre. » Cette menace n’a semble-t-il pas été suivie d’effet.
    - le 2 juillet 2013, devant le Conseil de surveillance qu’il préside, Pierre Bergé a pris à partie le Directeur de la rédaction du magazine catholique La Vie, au sujet d’un éditorial que celui-ci avait rédigé contre le mariage pour tous : « Je ne suis pas obligé de supporter [l'éthique] de La Vie que je combats tous les jours. Oui, je serais heureux que ce journal ne fasse plus partie du Groupe. »
    Au sein du groupe de presse, cette nouvelle sortie a provoqué de vives réactions. Le « Pôle d’indépendance », qui regroupe les autres actionnaires, les sociétés des rédacteurs et les sociétés du personnel, ont « rappelé », dans un communiqué de presse diffusé le lendemain, « que la définition de la ligne éditoriale des titres et sites du groupe est du ressort exclusif des directeurs des rédactions et de leurs équipes rédactionnelles.
    En bref, Pierre Bergé est un homme qui n’apprécie pas du tout que des médias et des journalistes pensent différemment de lui.
    • 3°) Matthieu Pigasse
    Matthieu-PigasseMatthieu Pigasse, ici en photo à gauche, à côté de Jean-Pierre Jouyet à droite. Ce dernier, proche de François Hollande et de Ségolène Royal, qui fut néanmoins Secrétaire d’État chargé des Affaires européennes de Nicolas Sarkozy, de mai 2007 à décembre 2008.
    Diplômé de Sciences Po, ancien élève de l’ENA et administrateur civil au ministère de l’Économie et des Finances, à la Direction du Trésor, Matthieu Pigasse a été conseiller technique au cabinet du ministre Dominique Strauss-Kahn puis, un an plus tard, directeur adjoint du cabinet du ministre Laurent Fabius, chargé des questions industrielles et financières.
    Depuis son passage dans ces cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, il est resté proche du Parti socialiste et particulièrement de Dominique Strauss-Kahn.
    Il est d’ailleurs membre du conseil d’administration de la Fondation Jean-Jaurès, “think tank” du parti socialiste, ainsi que de la fondation ultra-européiste EuropaNova.
    Sur les conseils d’Alain Minc, il a été recruté par la banque Lazard en 2002 comme associé-gérant de la banque en 2002. Il y a pris la tête de l’activité « conseil aux gouvernements » en 2003, puis est devenu successivement directeur du marketing, vice-président de Lazard Europe et enfin co-directeur général délégué de Lazard France en septembre 2009.
    En 2007, il a conseillé Ségolène Royal et n’a pas caché ses ambitions concernant un ministère en cas de victoire de la candidate socialiste à l’élection présidentielle.
    En 2009, il a collaboré avec Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et aussi Manuel Valls.
    Ce « banquier de gauche » copropriétaire du Monde, par ailleurs propriétaire du magazine « Les Inrockuptibles » et actionnaire du «Huffington Post» français, gagne un salaire d’environ 5 millions d’euros par an (soit à peu près 20 000 euros par jour ouvrable).
    B- Un journal au bord de la faillite soutenu à bout de bras par l’État
    Le journal Le Monde, dont la diffusion avait atteint 450 000 exemplaires quotidiens dans les années 1978-1981, tire désormais à 318 236 exemplaires par jour en 2012, en chute de -30% en trente ans. (il tirait encore à 358 000 en 2007).
    Encore ce nombre compte-t-il l’ensemble des exemplaires diffusés, y compris ceux qui le sont gratuitement. Le nombre des exemplaires payés n’est que de 314 212, dont seulement 288 113 en France, en 2012.
    En outre, ces exemplaires payés le sont très souvent par des organismes publics (l’État et les collectivités locales en achètent des milliers pour l’information de leurs cadres dirigeants) ou privés (hôtels ou compagnies aériennes par exemple pour les distribuer gratuitement à leurs clients).
    Ce déclin tendanciel qui semble irrésistible a conduit le journal Le Monde dans des difficultés financières dont il ne semble pas voir le bout malgré les efforts de diversification et de redressement. En juin 2010, le journal recherchait 10 millions d’euros pour éviter la cessation de paiement en juillet et ses dettes s’élèvent à 94 millions d’euros.
    Comme la plupart des titres de presse français, le journal Le Monde touche des subventions de l’État. Ainsi, il a perçu 2,95 millions d’euros d’aide du fonds d’aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010. En 2010, il est le second quotidien français qui reçoit le plus de subventions de l’État avec 17 millions d’euros d’aides directes.
    diffusion-du-journal-Le-MondeÉvolution de la diffusion du journal Le Monde de 1945 à 2010 : après les fastes années 1960-1970, la diffusion du « quotidien de référence » ne cesse de reculer malgré tous les efforts entrepris.

    diffusion-du-journal-Le-Monde2Évolution du résultat net du journal Le Monde de 1946 à 2010 : complètement tenu par les forces euro-atlantistes, le « quotidien de référence » n’est plus rentable. Il ne survit que grâce à l’État, c’est-à-dire grâce aux contribuables, et selon la bonne volonté de l’UMPS. Le journal est ainsi devenu un outil de propagande européiste, particulièrement destiné aux cadres supérieurs du secteur public et au corps enseignant.
    diffusion-du-journal-Le-Monde1Évolution du chiffre d’affaires du journal Le Monde de 1991 à 2010 : une dégringolade qui met en jeu la survie du journal depuis les années 2000.

    CONCLUSION : LA CENSURE DU “MONDE” DÉVOILÉE DE L’INTÉRIEUR

    En bref, le « quotidien de référence » de la presse française est un journal :
    • possédé par 3 hommes d’affaires richissimes, ultra-européistes et proches du Parti socialiste (du moins pour deux d’entre eux),
    • dont le nombre de lecteurs volontaires diminue constamment,
    • non rentable,
    • et dont la survie est uniquement assurée par l’État – c’est-à-dire par l’argent des contribuables -, via des subventions de 17 millions d’euros par en et par des achats en nombre d’exemplaires destinés à être distribués aux cadres supérieurs de toutes les administrations.
    C’est un euphémisme que de souligner que l’ensemble de ces caractéristiques ne prédisposent pas le journal Le Monde à faire preuve de liberté d’analyse et d’indépendance, ni vis-à-vis des pouvoirs en place, ni vis-à-vis de l’oligarchie euro-atlantiste.
    La démission d’Hervé Kempf de ce journal est intéressante car elle vient confirmer publiquement et de façon éclatante cette domestication du « quotidien de référence » par les forces euro-atlantistes.
    Il a en effet expliqué sa démission par les trois principaux motifs suivants :
    • a)- la rédaction en chef du Monde a une appréciation complètement biaisée et partisane de ce que serait un article « engagé » et de ce qui ne le serait pas,
    • b)- elle n’hésite pas à censurer les journalistes qui ne se conforment pas à la ligne exigée,
    • c)- en particulier, il y a une ligne obligatoire sur l’Europe, dont on comprend entre les lignes qu’elle est insupportable à certains journalistes, dont Hervé Kempf.
    Sauf erreur, c’est la première fois qu’un grand journaliste de la presse française démissionne en soulignant le parti-pris exclusivement pro-européen d’un grand média. C’est la preuve que les esprits évoluent et que les langues commencent à se délier.
    François ASSELINEAU